Débutants

Les Fondamentaux : 


  1. La posture
  2. La connexion 
  3. L' Abrazo  : (Étreinte, enlacement) Position ou les deux partenaire s'enlacent avant de débuter un tango. Dans le Tango argentin, ce mot est à la fois une technique, une philosophie et une base de la connexion qui servira au guidage. Il n'existe pas un Abrazo mais des Abrazos qui varie selon le style propre aux tangos et à l'esthétique de chacun
  4. : Caminar : (Marcher) La marche est la base indispensable de tout enseignement du Tango Argentin, car il n’est rien d’autre qu’une marche (avant, arrière ou côté). A Buenos Aires, il n’est pas rare que la marche constitue l’unique élément enseigné durant les premières années d’apprentissage. La 

La Caminata :

C’est une marche semblable à une marche naturelle mais, dans laquelle la balle du pied prend appui avant le talon. La marche peut être réalisée suivant le système dit parallèle (marche emboitée), ou bien le système dit croisé (marche déboitée). Le Tango Argentin est basé sur une mesure à 2 temps (2×4, 4×4, 4×8), ce qui signifie 1 temps fort et 1 temps faible, aussi la marche peut être exécutée, au gré de la mélodie, al compas (sur le temps), au contretemps, sur 2 temps, etc.

Voici les grands principes biomécaniques qui régissent cette marche : 

1. La verticalité et l'axe longitudinal

La marche repose sur une tension active appelée la verticalité. Le corps s'organise entre un bassin et des pieds lourds, ancrés dans le sol, et une colonne étirée vers le haut avec une tête légère. Les danseurs maintiennent un axe longitudinal projeté vers l'avant (l'intention de mouvement) sans pour autant perdre leur propre équilibre (leur axe propre).

2. Le rôle moteur de la "jambe de base"

C'est l'erreur la plus fréquente : penser que c'est la jambe qui avance (la jambe libre) qui crée le pas. Biomécaniquement, le mouvement est généré par la jambe d'appui (ou jambe de base).

  • C'est la poussée du pied d'appui dans le sol qui propulse le centre de gravité vers l'avant ou vers l'arrière.

  • La jambe libre reste détendue et agit comme un pendule qui se déploie jusqu'à ce que le poids du corps soit transféré de manière contrôlée sur le nouveau point d'appui.

3. La dissociation et le mouvement en spirale

Pour initier la marche ou changer de direction (comme dans les ochos ou les giros), le haut et le bas du corps se désolidarisent. La dissociation consiste à tourner la ligne des épaules (le torse) indépendamment de la ligne des hanches.

  • Le mouvement part du tronc.

  • Cette torsion crée une énergie élastique (une dynamique en spirale, souvent comparée à une éponge que l'on essore) qui se libère ensuite dans le bassin et les jambes pour produire un déplacement fluide et sans effort musculaire superflu.

4. Le contrôle du transfert de masse

Dans la marche de tous les jours, le transfert de poids est semi-automatique. Au tango, chaque pas requiert un remaniement neuromusculaire profond. Le transfert de masse doit être parfaitement fluide et dissocié de la pose du pied : on pose d'abord le pied (orteils/talon selon le sens), puis on glisse le centre de gravité (situé au niveau du bassin) sur cette nouvelle base. Cela permet de s'arrêter ou de changer de direction à n'importe quel moment du pas. 

5. L'alignement et la boîte corporelle

Pour conserver une stabilité maximale, notamment lors des pivots indispensables à la marche déviée, le corps doit maintenir un alignement strict des hanches, des genoux et des pieds. Les professeurs de tango évoquent souvent une boîte rectangulaire rigide formée par les épaules et les hanches pour éviter les ondulations parasites du tronc qui détruiraient la connexion avec le partenaire.

En résumé, la marche du tango n'est pas un simple prélude aux figures : elle est la fondation absolue et la figure n'est qu'une variation éphémère de cette marche. 

Si vous le souhaitez, nous pouvons approfondir un aspect particulier. Dites-moi si vous vous intéressez plutôt à :

  • La biomécanique spécifique de la marche en avant (rôle des métatarses) vs en arrière.

  • La mécanique du pivot et de la jambe libre.

  • Des exercices pratiques pour stabiliser votre axe en solo.


Bien comprendre le Tango Argentin

Quels sont les éléments du tango ? 

Le tango se caractérise par des éléments musicaux distincts tels que le rythme, l'instrumentation, le phrasé, la forme, l'harmonie et la mélodie . Des éléments de danse distincts définissent visuellement le tango tels que l'étreinte, la connexion entre les partenaires et l'expression de la musique à travers des pas et des figures de base.

la Caminata : C’est la marche du tango essentielle à l'apprentissage.
L'homme avance, d'abord le buste, puis le genou, enfin le pied.

 "Les figures dites de base" : Comme la salida ou le ocho.
la salida :
SALIDA = sortie en espagnol, un peu l’équivalent de l’ouverture aux échecs, une sortie dans le sens sans doute où elle permet de sortir de la position où … on ne fait rien!, ou dans la mesure où elle évoque l’idée de point de départ

le ocho : 

Quel est le rythme du tango ?

Le Tango est dansé sur le rythme de Tresillo (3 - 2 - 3). On y retrouve l'alternance majeur/mineure et la présence de deux thèmes : 
ostinato mélodico-rythmique au Piano
formation aux bandonéon, cordes, piano, guitare.

Petit dictionnaire du tango :

Rythme : Faites un pas sur le temps 1, respirez sur le 2, faites un pas sur le 3, respirez sur le 4. De cette façon, vous intégrez le contretemps, même si vous n'y posez pas le pied. Une fois le contretemps assimilé, il devient plus facile de danser en double temps. Cela vaut si le problème est d'ordre rythmique.

Guidage et suivi : Très souvent, je constate que les danseurs ne réalisent pas vraiment comment ils guident un transfert de poids. La plupart *pensent* le guider, car les partenaires qui suivent ont appris à anticiper le moment où un transfert de poids va se produire. Demandez à un guide de décrire précisément comment il initie un transfert de poids lorsqu'il en effectue un lui-même. Demandez-lui ensuite ce qu'il fait de manière identique ou différente par rapport au scénario précédent lorsqu'il guide un transfert de poids pour son partenaire sans en effectuer un lui-même. S'il ne peut pas formuler une réponse claire, c'est qu'il ne le sait pas. Remarque : cela s'applique aussi aux partenaires qui suivent. La plupart d'entre eux ne peuvent pas non plus répondre clairement à ces deux questions. Beaucoup ne réalisent même pas que, dans bien des cas, ils n'attendent plus que le guide initie réellement le transfert de poids ; nous sommes tellement habitués à certaines séquences que nous savons ce qui va arriver. Si vous avez un partenaire sous la main, essayez quelques combinaisons parmi les suivantes : 1) Guide : pas en avant, transfert de poids, pas en arrière, transfert de poids. Partenaire : pas en arrière, transfert de poids, pas en avant, transfert de poids. Une fois habitués à cela : 2) Guide : pas en avant, pas de transfert de poids, pas en arrière, transfert de poids. Partenaire : pas en arrière, transfert de poids, pas en avant, transfert de poids. Ensuite : 3) Guide : pas en avant, transfert de poids, pas en arrière, transfert de poids. Partenaire : pas en arrière, pas de transfert de poids, pas en avant, transfert de poids. Laissez maintenant le guide alterner librement entre ces trois options, sans prévenir. La situation peut rapidement devenir intéressante... et frustrante. Et ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Si l'on y ajoute les positions de partenaire extérieur et la possibilité pour les partenaires de se déplacer aussi bien à gauche qu'à droite de l'étreinte, on découvre alors les limites de son guidage et de son suivi.

Géométrie et biomécanique : Il se peut qu'il ne sache pas exactement où poser le pied par rapport à sa partenaire, ou qu'il ne maîtrise pas la manière de faire le pas pour laisser à ses hanches l'espace nécessaire pour passer aisément d'un côté ou de l'autre. Si vous avez essayé l'exercice mentionné plus haut, vous avez probablement remarqué qu'il est nécessaire de modifier la géométrie (l'emplacement du pas par rapport à la partenaire) et/ou la biomécanique (la façon dont les pieds se déplacent pour libérer de l'espace pour les hanches, la rotation du buste pour maintenir la distance avec la partenaire, etc.). Si vous souhaitez approfondir votre compréhension du rythme, du guidage et du suivi, de la géométrie et de la biomécanique, ainsi que la manière de les intégrer à votre danse pour continuer à progresser, répondez à cet e-mail en me parlant de vous et de votre parcours dans le tango. Je vous donnerai alors mes conseils sur la marche à suivre.

Bientôt un atelier débutant régulier

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